samedi 3 octobre 2015

La documentaliste et la véracité relative d'une information

Nous avons parlé de la véracité d'un document et de celle d'une information. Alors la véracité relative d'une information, cela vous semble bien redondant.
Pas tant que cela, en réalité, car là, je ne vous parle plus de faits. Aujourd'hui, je vais vous montrer comment notre regard peut nous amener à donner des informations fausses, tout en étant convaincu de la véracité de ce que nous disons.

samedi 12 septembre 2015

La documentaliste et la véracité d'une information

Je vous ai parlé de la véracité d'un document, mais en tant que documentaliste, c'est bien souvent l'information contenue qui nous intéresse. Pour autant, je pense que nous faisons bien souvent une erreur.
Nous avons tendance à penser qu'une information erronée n'a aucune valeur. Rien n'est moins faux.


samedi 22 août 2015

La documentaliste et la véracité d'un document

Il faut que je confesse deux de mes intérêts honteux : les séries télé policières et les mauvais romans ésotériques. L'un des ressorts les plus classiques est la création de fausses preuves, de faux documents.
En regardant il y a quelques temps un épisode de The Glades je me suis rendue compte combien la notion de véracité d'un document peut être floue.
Je m'explique.


lundi 29 juillet 2013

La documentaliste et les données : Protéger, des exemples (3/3)

Dans un premier article, nous avons vu ce qu'était une donnée et les dangers que cela pouvaient entraînés de ne pas contrôler ses données. Dans un deuxième article, nous avons vu quand former les personnes à ce contrôle, mais aussi comment le faire nous même.

Dans ce troisième et dernier article, j'aimerais aborder deux exemples. Sachez tout de suite que je sais qu'ils sont très polémiques. Ce n'est pas exactement au hasard que je les ai pris, car l'un est sur l'un des sites les plus utilisés de nos jours -Facebook- et l'autre porte sur une loi française -Hadopi.
Je souhaitais vous montrer que le contrôle des données n'est pas uniquement l'apanage de grosses sociétés ou de stars, mais aussi que les sociétés avaient un intérêt à posséder vos données.

Bien que Hadopi est de plus en plus en phase d'être aboli, la structure est encore officiellement en fonctionnement. Chose plus grave, Hadopi est un organisme d'Etat. Il a pour but, à titre de rappel, d'empêcher les téléchargements illégaux. L'un de leurs chevaux de bataille était que les connections devaient être bien protégés.
Sauf que cela n'est pas évident, même quand on est un organisme d'Etat. En effet, l'an dernier à la même période, Hadopi a vécu une très grosse faille de sécurité. Ils ont mis en ligne l'ensemble des mots de passe et des identifiants de leurs utilisateurs internes. Le tout sans aucune protection.
Sachant que Hadopi possède des informations très sensibles sur de nombreux internautes français, cette information fait froid dans le dos.
Ce n'est donc pas parce que notre coeur de métier porte sur la sécurisation des connections que nous sommes capables de faire le nécessaire dans notre société.

L'autre exemple est bien plus commun. Avez-vous déjà eu la curiosité de vouloir télécharger vos informations enregistrées sur Facebook ?
Déjà, c'est un petit peu complexe à trouver, mais surtout quand vous le faites, un petit message apparait : "nous vous recommandons de le protéger et de prendre les précautions nécessaires si vous l’enregistrez sur un autre service." Sa variante est "Votre archive Facebook contient des informations de nature sensible"
Si Facebook vous recommande de protéger ce dossier, c'est qu'il y a des informations importantes. Pourtant, vous ne pouvez pas librement les supprimer de Facebook.
Et si on pousse la réflexion un peu plus loin, cela veut dire que Facebook estime qu'en vous rendant vos données, en vous rendant la propriété de vos informations, il les met en danger ! Ironique.
Et pour finir, vous trouverez dans ce joli fichier, l'ensemble de vos messages postées, les photos, ce que vous avez partagé, quand vous vous êtes connectés et d'où, ce que vous avez commenté, les applications que vous avez utilisé et quand, votre carte de crédit si vous avez payé quelque chose, votre nom et tous ceux que vous avez utilisé, les amis que vous avez retirés, etc. En fait contrairement à ce que vous pouvez penser, rien ne disparait réellement avec Facebook et ils conservent tous les détails.

Voilà, ce triptyque est fini.
Ce qui est important à retenir c'est que vous n'êtes pas obligé de protéger vos données, mais que vous ayez le choix de laisser ou non ces données accessibles.
Libérer ou non vos données doit rester votre choix, plutôt qu'une décision que d'autres -qui les revendent derrière sans vous demander votre avis !- vous imposent. 



Pour aller plus loin, je vous conseille de :
- Suivre @manhack sur Twitter, car il est actuellement l'une des personnes les plus impliquées dans la défense des informations personnelles.
- Aller lire l'article excellent bien que très inquiétant de @Numendil : Bonjour Brigitte, la forme ?
- Aller lire l'article qui fait froid dans le dos de @FlaviaAmabile et qui nous rappelle combien il est urgent d'éduquer à Internet : Je me suis faite passer pour une collégienne sur Facebook.
- Aller lire la retranscription de l'intervention de @laurentchemla à Pas Sage en Seine, qui nous explique parfaitement comment Facebook vend vos informations : Ils sont trop forts ces voleurs 2.0.

vendredi 19 juillet 2013

La documentaliste et les données : Protéger comment ? (2/3)

La dernière fois, je vous ais expliqué ce qu'était une donnée, mais aussi pourquoi il fallait protéger vos propres données.
Aujourd'hui, je voudrais vous expliquer comment le faire.

Déjà, comment éduquer à protéger ses données ?


C'est bien beau de vous dire combien protéger ses données est important, mais encore faut-il être éduqué à cela.

Je pense que là, il y a trois structures qui ont un rôle à jouer là-dedans : l'école, l'université et l'entreprise.

L'école est obligatoire jusqu'à seize ans. Elle est donc l'occasion de transmettre des messages importants. Cela peut porter sur l'importance de voter, d'être un bon citoyen ou d'être... prudent sur Internet. Et le gouvernement est de mon avis. Plus ou moins. En effet, depuis 2001, de la primaire au lycée, il existe un module obligatoire qui se nomme le Brevet d'Informatique et d'Internet (le B2I). Il a pour but de former les élèves à l'usage de l'informatique et d'Internet, en fonction de leurs âges. Il aborde le bon usage du Pack Office, par exemple, mais aussi comment rechercher de l'information fiable. Ils apprennent aussi à communiquer sur Internet (les codes, comment le faire en sécurité, ...)
Il existe plusieurs niveaux, qui attestent de l'avancement des élèves dans le cursus scolaire et dans leurs connaissances. Malheureusement, cet outil n'est pas toujours mis en oeuvre. Voire rarement. C'est actuellement la grande inconnue et elle dépend principalement du bon vouloir des chefs d'établissement. Et ne croyez pas que nos enfants (ou la génération après nous, pour les plus jeunes comme moi) sont dupes. Ils ont conscience que l'Education Nationale ne leur apprend pas certains basiques.
L'école devrait expliquer dans le cadre du B2I qu'il ne faut pas donner nos informations en libre accès à tous. Pas juste parce qu'il y a des pédophiles -c'est bien souvent la seule raison que l'on entend- mais aussi parce que quelqu'un de son école peut s'en prendre à l'enfant avec ces informations. Ce sont des situations qui arrivent très régulièrement et qui pourraient être évitées avec un peu de prévention.
L'école, ici, sera moteur -au sein d'un enseignement qu'elle a elle-même mis en place de son propre chef- dans l'apprentissage de la sécurité sur Internet.

L'université a, elle aussi, son rôle à jouer. Elle a son Certificat d'Informatique et d'Internet (C2I). C'est la suite logique du B2I, dans l'idée. Là, nous sommes face à de jeunes adultes qui vont entrer dans la vie active sous peu. Il serait donc essentiel de s'assurer qu'ils ne laissent pas de malencontreuses informations sur eux. Quel jeune diplômé n'a jamais eu d'informations un peu douteuses sur sa conduite de la veille sur Facebook ? Qui n'a jamais fêté avec une (ou plusieurs) bonnes bouteilles de vin le Nouvel An ?
Soyons honnête un instant : cela arrive à tout le monde. Sauf qu'une personne informée sur l'importance de protéger ses données aura en amont travaillé pour s'assurer que cette information reste dans son cercle d'amis, plutôt qu'être visible par tous.
Malheureusement, encore une fois, le C2I est très peu connu. Je fais parti de la première génération d'étudiants l'ayant obtenu dans mon université. C'était en 2009. Le C2I existait pourtant depuis cinq ans. La majorité des entreprises n'a aucune idée de ce qui se cache derrière cet anagramme barbare et le niveau 2 -qui est une spécialisation en fonction des métiers- est peu satisfaisante, car il n'englobe pas un grand nombre de métier.
Quant au contenu... La moitié relève de bien savoir se servir du Pack Office, quant à l'autre moitié porte principalement sur du théorique. J'ai le souvenir impérissable d'une question me demandant combien il y avait de Ko dans un Go. Il y a une approche assez parcellaire du droit d'auteur. Quant à la question de la protection de ses données... Malheureusement, cela n'est pas présent.

Du côté de l'entreprise, il n'y a pas à ma connaissance de plan national sur la question de l'apprentissage du bon usage d'Internet. Il faudrait peut-être chercher du côté des CIF et des DIF, mais encore faudrait-il que les supérieurs hiérarchiques acceptent ces formations et que les employés en voient 1/ l'intérêt et 2/ n'aient pas d'autres urgences en matière de formation.
Pourquoi est-ce que les entreprises auraient tout à gagner à former leurs employés à la protection des données ? La raison est simple : comme cela, ils protègeraient mieux celles de l'entreprise !
De plus en plus de sociétés sont des environnements de fortes concurrences où la maîtrise de ses informations sont essentielles. Pour autant, il vous suffit d'ajouter sur Facebook un employé d'une firme pour des fois avoir accès à des informations sur les projets non-officielles de celle-ci ! Car, oui, la majorité des gens ajoutent des "amis" sur Facebook sans les connaître ou même savoir qui ils sont. En fait, même la majorité des gens laissent en libre accès l'ensemble de leurs informations et il n'y a même pas à devenir leur ami pour en prendre connaissance.
Un autre exemple, dans une entreprise extrêmement concurrentielle, j'ai pu voir des ordinateurs de dirigeants et de chefs de projets ayant été laissé ouvert, sans mot de passe, au libre usage de n'importe qui, alors qu'ils contenaient des informations sensibles. Nous ne sommes donc pas dans une situation anodine pour ces sociétés qui veulent protéger leurs données.
Ainsi, dans un environnement de plus en plus concurrentiel, pour s'assurer du secret de ses informations, il ne suffit pas juste de faire signer des closes de confidentialité à ses employés, il faut aussi les former à la protection des données pour que la plus grande faille dans leur système d'information ne soit pas leurs salariés.

Ici, nous sommes confrontés à deux excellentes initiatives de l'Education Nationale et de l'Enseignement Supérieur, mais qui ne sont pas parfaitement en adéquation avec d'une part la réalité actuelle d'Internet et d'autre part, l'usage qu'en font les enfants, adolescents et jeunes adultes.
Il ne faut pas oublier que ceux qui actuellement prennent les décisions ne sont pas nés avec Internet et n'utilisent pas Internet d'une manière aussi évidente que ceux qui sont actuellement formés. Cela n'est pas un reproche que je leur fais. C'est un fait. Je suis fermement convaincue que je ferais l'effet d'être un dinosaure à mes propres enfants et petits-enfants, tout comme la génération précédente ont dû penser quelque chose similaire de leurs parents et grand-parents à propos de la télévision, par exemple. Cela parait donc logique, finalement, de s'apercevoir que les réponses données ne correspondent pas exactement aux besoins réels.
De l'autre côté, les entreprises ne voient pas forcément en quoi elles auraient à y gagner de financer ce genre de formation, car elles sont souvent -et malheureusement- dans un raisonnement à très court terme. Il faudrait qu'elles se projettent dans une vision à long terme du management de leurs salariés. Néanmoins pour relancer cette approche, il est nécessaire de ne pas anticiper un départ sous cinq ans après son contrat de ses employés.

Bon, d'accord, mais moi, je fais comment pour me protéger ?

  • Précaution essentielle : l'usage d'un pseudonyme

Votre "Prénom Nom" est votre identité civile, celle que vous montrez en tant que professionnel, dans la majorité des cas. Il faut donc fermement la séparer de votre vie privée. Dans le privé, vous pouvez être la reine de la blague pas drôle, des cocktails maisons et des tests de sex-toys ; mais, hormis si vous vous appelez Maïa Mazaurette, vous n'avez aucun intérêt à ce que l'on trouve cela en tapant votre nom. Donc, l'usage d'un pseudo est une excellente initiative.
Le plus souvent, le pseudonyme est un montage à partir de votre prénom, de votre lieu de résidence, de votre série préférée ou de l'acteur dont vous êtes fan en ce moment. Bref, l'essentiel étant que ce pseudonyme vous parle et surtout vous représente, car sinon, vous n'en ferez jamais l'usage.

A noter tout de même qu'il existe une autre sorte de pseudonyme. Où le but n'est pas de protéger votre vie privée, mais plutôt de protéger votre vie professionnelle. A titre d'exemple, je vous donnerais le nom de Maître Eolas, avocat bien connu sur Internet, qui peut sous ce pseudonyme blogger et twitter ses remarques sur le système judiciaire, mais aussi sur ses propres cas, sans que son travail en tant que professionnel ne soit remis en cause. De même, il est possible de citer Jaddo un médecin qui grâce à ce pseudonyme peut parler de ses cas sans briser le secret médical, même sur Twitter.
Cette approche est parfaitement adaptée à tous les métiers où vous êtes tenus à la réserve (enseignant, policier, pompier, ...), où vous n'êtes pas en droit de vous faire de la publicité (avocat, ...) ou même simplement si vous ne désirez pas associer vos propos à l'image que vous avez professionnellement. Il faut tout de même savoir que de ce que Maître Eolas et Jaddo disent, ils sont visiblement bien mieux connus sous leurs pseudonymes que sous leurs noms "officiels".

Une fois ce pseudonyme choisi, alors créez tout en double (Facebook, email, Twitter, Blog, ...). Un petit truc, le mieux est d'avoir deux navigateurs internet sur votre ordinateur, un qui vous servira pour les choses officielles et un autre pour le privé.


  • Compartimentez
C'est, je crois, la partie la plus complexe. C'est celle où vous allez devoir expliquez à votre cousine Vinciane que non, elle n'est pas obligée de venir parler de vos exploits alcoolisés de la veille sur votre Facebook professionnel. Idem pour la tante Yvonne qui est à la mode et qui trouve passionnant de raconter vos petites histoires humiliantes sur votre blog pro.
Vous allez donc choisir à ce moment-là qui va dans quelle case. Un indice pour vous protéger : vos collègues vont sur vos outils professionnels et certainement pas personnels, à moins qu'ils ne soient les parrains de vos enfants. Car un collègue est un collègue comme son nom l'indique, pas un copain.
Pour ce qui est de vos anciens camarades de collège, lycée ou faculté, cela dépend surtout de votre proximité. Si vous n'aviez pas échangé plus de quatre mots (ou au contraire vous vous insultiez joyeusement), optez pour le professionnel. Si au contraire, vous avez fait les quatre cents coups ensemble, cela ne paraitrait pas anormal de l'inclure dans votre sphère privée.

De même sur Facebook, mais aussi sur certaines plateformes de blog, il est possible de créer des listes de diffusion. Usez-en et abusez-en. Si votre tante Yvonne ne veut certainement pas savoir que vous avez eu des relations sexuelles catastrophiques avec Rodrigue, votre copine Amélie sera certainement ravie d'être là pour soutenir. Car oui, même dans la sphère privée, on ne dit pas tout à tout le monde...
Néanmoins, l'idée reste valable aussi pour vos relations professionnelles. Vous n'échangez pas sur les mêmes sujets avec vos camarades d'université et avec vos collègues de travail.

  • Surveillez
Cela parait toujours très difficile aux gens, alors qu'il existe des outils très simples. Déjà écrivez dans Google votre nom et prénom entre guillemets (puis refaites l'expérience en les inversant). Si vous n'avez honte de rien et que vous laisseriez un recruteur ou votre boss le lire, félicitations ! Sinon, vous pouvez commencer le long et pénible travail de contacter un par un des propriétaires de ces pages pour leur demander de modifier ces informations en vertu de la Loi Informatiques et Libertés.

Pour vous éviter ce calvaire, vous pouvez mettre en place des alertes automatiques et gratuites qui vous enverront des mails pour vous signaler tout nouveau lien. Je vous proposerais pour ma part d'utiliser Google Alerts et Alerti. Cela vous permettra d'intervenir immédiatement.

Mais n'oubliez pas non plus d'aller faire un tour sur le moteur de recherche de Yahoo (enfin, tant qu'il existe encore) et sur 123 people. Tous les deux sont très efficaces pour ressortir des informations.

  • Paramètrez
Ca, c'est un peu le truc magique. Sachez qu'il est possible de presque tout paramètrer. J'aurais presque pu marquer "Sécurisez" comme sous-titre. C'est un peu fastidieux pour Facebook, mais on y arrive parfaitement bien.
Avec cela, vous pourrez choisir qui peut visualiser vos informations et même quelles informations ! Personnellement, j'ai tendance à choisir que par défaut, je ne laisse voir des informations sur moi et sur ce que je publie uniquement par ceux que j'ai accepté comme ami sur Facebook. Néanmoins, faites bien attention, le plus souvent, par défaut, ce sont vos amis... et leurs amis qui peuvent le voir !

L'intérêt de verrouiller aussi un peu Facebook est de vous assurer que les recruteurs n'aient pas toutes les informations sur vous et qu'il vous restera donc des choses à leur dire en entretien. Mais aussi de limiter les outils pour le harcèlement ou l'usurpation d'identité. De même sur ce point, il est important de parler du mot de passe. Le nom de votre chien vous le retiendrez facilement, mais l'usurpateur le trouvera aussi très facilement. Il faut donc essayer de trouver des mots de passe plus complexes. Il existe diverses possibilités, comme la première lettre des dix premiers mots d'un poème, mais personnellement, j'ai une préférence pour un mélange entre l'écriture traditionnelle et l'écriture 1337/leet. Ainsi, au lieu d'écrire "PIROUETTE", vous auriez "P1ROU3773". Cela est bien plus complexe à trouver pour un individu, mais aussi pour un logiciel. Il est aussi bon de ne pas avoir le même mot de passe pour tout.

  • Réfléchissez
Je crois que c'est mon meilleur conseil et le plus important.
Demandez-vous si vous voudriez que tout le monde puisse accéder à telle ou telle information. Vous êtes ceux qui savez le mieux ce que vous voulez garder de l'ordre du privé ou non. Néanmoins n'oubliez jamais que l'oubli n'existe pas réellement sur Internet. Même si les députés de nombreux pays souhaitent instaurer ce principe, il n'en est rien dans les faits.
De même, soyez ferme avec vos proches en leur signifiant clairement que vous ne désirez pas qu'ils vous interpelle pour des choses privées (photos, invitations, anecdotes, ...) avec votre identité professionnelle. Il faut que vous leur expliquiez quel est les problèmes que cela peut engendrer.

Enfin, n'oubliez pas qu'il est bien plus simple de trouver une information compromettante sur vous quand vous ne communiquez pas sur vous même que quand vous le faites. Il y a cinq ans, je n'avais que quelques réponses sur mon nom avec Google. Des réponses que j'ai fermement fait sortir du paysage. Maintenant, en communiquant, en étant inscrite sur LinkedIn, Viadeo, ... j'ai pu augmenter la visibilité de mon identité, tout en maîtrisant ce qui était dit, vu que j'en étais l'auteur. Je n'irais pas jusqu'à dire que cela est parfait pour être exacte, car il se trouve que j'ai posté un article sur la question de l'enseignant "pourrisseur du web" pour reprendre son expression. Etant donné que j'étais personnellement en désaccord avec sa méthode, d'autant plus que j'avais rencontré, bien avant qu'il n'en parle, des élèves qui avaient été piégés, qui m'avaient raconté un autre son de cloche, j'ai largement été vilipendée sur la place publique qu'est Internet de nos jours.
Néanmoins, est-ce que cela change le fond de la réflexion ? Non. Car j'ai pu suivre les différents articles qui sont parus avec mon nom avec les méthodes dont je vous parlais et j'ai pu réagir quand j'estimais que cela était pertinent. J'ai donc maîtrisé ce qui se disait sur moi.





Ainsi, protéger ses données est une absolue nécessité, si vous ne désirez pas retrouver vos écarts d'adolescence sur Internet une fois retraité. Il existe des moyens simples et efficaces pour y parvenir, qui une fois mis en place ne nécessite que peu de travail. Ce n'est donc pas une chose aussi impossible que cela à faire.
Sachez tout de même que protéger ses données, c'est aussi travailler à son e-reputation. Vous l'aurez certainement deviné pour les plus habitués en lisant la fin de cet article. Actuellement, certaines assurances proposent très cher -à mon avis- de faire quelque chose qui ressemble un peu à dont je vous parle ici en matière d'action.
Le choix d'adhérer ou non à ce type d'assurance est celui de tout un chacun, néanmoins, il ne doit pas suppléer l'apprentissage simple que tout le monde peut faire pour se prémunir des problèmes de protection de données. Car, en effet, l'enseignement des règles de vie sur Internet est aussi important que savoir traverser sans danger une rue ou expliquer à nos enfants qu'il ne faut pas parler aux inconnus.


La dernière partie à venir :

- Deux exemples concrets : Facebook et Hadopi.

mardi 9 juillet 2013

La documentaliste et les données : Protéger pourquoi ? (1/3)

Protéger ses données ou non, n'est pas un acte anodin. C'est un choix de chacun. Néanmoins, nous sommes très mal formés et informés sur cette question.

Le premier point à savoir est que ce n'est pas la "faute du système". C'est une raison qui est souvent invoquée, mais comment reprocher à l'école ou l'université de ne pas nous avoir formé à quelque chose qui n'existait pas encore ? Mais, et c'est là qu'est tout l'ambiguïté, alors que les éléments problématiques existent depuis longtemps maintenant, nous ne formons pas plus.
Le second point est que malgré ce que beaucoup de personnes pensent, cela concerne tout le monde. Ce n'est pas juste l'apanage des grandes sociétés ou des personnes riches et célèbres. La protection des données devraient être une priorité pour tout le monde.

Commençons donc par le début : qu'est-ce qu'une donnée ?


Une donnée, c'est approximativement n'importe quelle information qui n'est pas logiquement déductible. Je m'explique. Je peux affirmer sans aucun risque que toutes les personnes qui vont me lire sont nées d'un homme et d'une femme. Ce n'est pas une donnée. C'est un fait scientifique. Je peux aussi affirmer sans trop de risque que la large majorité de ces parents ont eu des relations sexuelles. Ce n'est toujours pas une donnée. C'est de la logique. Actuellement, les enfants issus de FIV sont très minoritaires. Poussons un peu la chose, je peux affirmer qu'une large majorité des personnes qui me lisent ont été conçues dans un lit et non pas sur la table de la cuisine. C'est toujours de la logique (et pour cela, je vous renvoie aux statistiques des préférences sexuelles des français que publient régulièrement magazines féminins et masculins).

Par contre, quel moyen aurais-je d'affirmer que mon lecteur Pierre Bidule a été conçu sur la banquette arrière d'une Ford de 1967, alors que ses parents tentaient la position de l'amazone ? Aucun. Et là, c'est une donnée. L'exemple sexuel marche généralement très bien sur la distinction entre une connaissance générale et une donnée.
Une donnée, dans le contexte qui nous intéresse, c'est avant tout quelque chose que les autres ne savent pas rationnellement.

Mais, pourquoi faut-il protéger ses données ?


En effet, la question se pose : quel est mon intérêt personnel à les protéger, à agir pour le faire ?
Pour moi -et pour un certain nombre de mes collègues des métiers de l'information- la réponse est simple : des personnes se servent de vos données si vous ne les protégez pas. Auriez-vous réellement envie que n'importe qui sache tout sur vous ?
Un exemple très simple. Pierre Bidule, toujours, est acheteur de livres électroniques. C'est un homme qui est bien dans sa peau et lit des romans érotiques de temps en temps. Vous me direz, cela n'a jamais tué personne. Seulement, Pierre Bidule achète les ouvrages qui lui plaisent et, ne vous en déplaise, il aime les histoires SM où l'homme se soumet à un autre homme. Sauf que Pierre Bidule ne protège pas ses données et en tapant son nom dans Google, n'importe qui peut le découvrir.

Mon exemple est un peu extrême, mais pas improbable. Par exemple, les utilisateurs d'Amazon peuvent créer des listes d'ouvrages qu'ils désirent visibles par tous associés... au nom d'utilisateur qu'ils ont choisi.
Protéger ses données, c'est avant tout protéger son intimité. S'assurer que ses informations qui nous sont propres ne soient pas librement divulguées par tout un chacun.

Bon, d'accord, mais on les protège contre qui ces données ?


Ces données, on les protège premièrement contre les entreprises privées. Toutes ces petites informations sur vous ont beaucoup de valeur pour elles. Elles leur permettent de cibler au mieux leurs envois en mailing ou leurs appels. En effet, cela leur permet de ne pas dépenser de l'argent (timbre, enveloppe) ou des ressources humaines (personne qui appelle) pour des personnes qui n'ont aucun intérêt dans leur produit.
Pour reprendre mes exemples sexuels, cela permet d'éviter d'écrire ou d'appeler un couvent entier de nonnes pour leur proposer d'acheter le dernier super sex-toy et de se concentrer par exemple sur les chroniqueuses des rubriques "sexo" des magazines féminins.

Beaucoup s'insurgent contre ces techniques, ces listings. Fondamentalement, je ne suis pas contre. Une entreprise est là pour faire un bénéfice. Elle n'est pas là pour couler financièrement. Mais, et là, je suis aussi très claire dans ma position, une entreprise n'a pas le droit d'être en porte-à-faux avec la loi. Cela signifie purement et simplement que je suis opposées aux listings créés sans que le client ne soit mis au courant. Et c'est pourtant une pratique très courante.
Cela d'autant plus que beaucoup d'entreprises vendent leurs listings. Cela fait que vous avez dit à la Société Machin-Alimentaire que vous êtes allergique au gluten, mais quand elle vendra -sans vous prévenir- son fichier à la Société TrucChouette-Banque, eux aussi auront cette information. Ainsi que la Société Tombouctout-Voyage à qui la Société TrucChouette-Banque le vendra dans trois mois. Ainsi de suite.

Je pense que vous comprenez maintenant pourquoi est-ce qu'il est très important de faire attention aux informations que l'on donne. En effet, bien souvent, on ne parle pas de notre allergie, mais plutôt de nos revenus annuels, du type d'appareils électroniques que nous avons, des crédits que nous prévoyons, ...

Néanmoins, il existe un autre danger. Les voleurs. Il y a ceux qui se servent de Facebook pour savoir où vous habitez et quand vous êtes absent pour s'introduire chez vous. Et il y a un autre genre. Les usurpateurs d'identité. Plus vous donnerez d'informations sur vous et plus il sera simple pour votre usurpateur de se faire passer pour vous.
Et sachez qu'il est très très complexe de faire cesser une usurpation d'identité, mais aussi de faire reconnaître le préjudice causé, car bien souvent, l'usurpateur s'est servi de votre nom pour des emprunts, des achats, des P.V.s, ... et que vous devez rembourser cela vous-même.

Les deux autres parties à venir :

- Comment éduquer et comment se protéger ?
- Deux exemples concrets : Facebook et Hadopi.

samedi 22 juin 2013

La documentaliste et les tabous informationnels

Je viens de finir un ouvrage de Marc Ferro, Les tabous de l'Histoire.

L'ouvrage est très intéressant, bien que trop court et pas assez fouillé à mon goût. Néanmoins, je pense que les personnes n'ayant pas une formation en Histoire seront plus que comblés.
Au demeurant, je vous le conseille si vous voulez un nouveau regard sur certains faits gravés dans le marbre.

Pour situer un peu qui est Marc Ferro, pour ceux qui ne le connaissent pas, c'est le co-directeur des Annales (l'une des plus importantes revues en Histoire, qui a été co-fondé par Marc Bloch en 1929) et est à l'EHESS (Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, une sorte de Saint Graal dans les études en Histoire). Et c'est enfin un grand habitué d'Arte.

Son ouvrage porte sur les faits que personne n'évoque jamais en Histoire, alors que l'on sait qu'ils existent. A titre d'exemple, il pose le fait que historiquement, les scientifiques ont les preuves que tous les juifs n'étaient pas sémites même dans des périodes assez reculées (par exemple, certains berbères étaient juifs). Pourtant, les scientifiques en parlent rarement et il y a une assimilation intellectuelle disant "juif = sémite".
Il explique qu'il y a un tabou sur un certain nombre de faits historiques et que des documents sont écartés sans même être examinés, car ils brisent ces tabous.

Et c'est là où j'en viens. Cela signifie que pour des raisons de tabous des informations sont écartées. En tant que professionnels de l'information nous savons combien ces attitudes peuvent être dangereuses dans les contextes de fortes concurrences.
Pourtant, selon Marc Ferro, ce sont des tabous qui sont tellement fortement intégrés que nous ne les questionnons pas, même dans le cas professionnel. Alors, peut-être faudrait-il faire doublement attention quand nous n'avons pas une raison impartiale d'écarter une information.

dimanche 12 mai 2013

L'intelligence économique et la documentaliste

Connaissez-vous l'intelligence économique ?
Selon Wikipedia, c'est "l'ensemble des activités coordonnées de collecte, traitement et diffusion de l'information utile aux acteurs économiques, en vue de son exploitation." Je ne l'aurais pas dit mieux, personnellement.
En somme, c'est de la gestion d'information. Une gestion pointue et professionnelle.
C'est une activité qui est généralement assurée par les informaticiens et les anciens espions. Mais pas les documentalistes. Enfin, du moins quand on écoute les discours d'un nombre trop important de personne, il me semble.

L'exemple le plus récent est le documentaire co-financé par France Télévision et diffusé par France 5, IE : Intelligence Economique. Il est le travail de deux personnes, François Rabaté et Nicolas Vescovacci. Le premier est un journaliste et documentariste français, le second est aussi journaliste et reporter d'images.
Au premier tiers de leur reportage très intéressant au demeurant, une interjection claire et nette fuse : l'intelligence économique, "c'est pas de la documentation !".
Sous-entendu entendu ou lu plus d'une fois : la documentation, ça sert à pas grand chose dans une entreprise.

Pourtant... l'Intelligence Economique, c'est collecter, traiter et diffuser l'information utile aux acteurs pour qu'elle soit utilisée.
La gestion de la information, c'est-à-dire les trois étapes citées au-dessus en sus de sa conservation, c'est le métier des documentalistes.

En somme, il est bien dommage que sur un préjugé les entreprises se privent d'experts de la gestion de l'information dans la guerre économique qu'ils mènent actuellement.
Espérons que les préjugés finiront pas tomber un jour. Nous avons tant à apporter à nos entreprises.

samedi 4 mai 2013

La digital detox ou pourquoi la documentaliste n'y croit pas

La dernière idée à la mode est la "digital detox", une détoxication du portable, des ordinateurs et d'internet. En effet, ceux-ci apporteraient de nombreux mots : isolement, absence de culture et surtout destruction des relations sociales.

Présenté ainsi, Internet parait être extrêmement dangereux et à bannir. Pourtant, nous ne le faisons pas en masse.
Mettons un peu les critiques en perspective.

  • l'isolement
En effet, quand nous sommes en train d'utiliser un ordinateur, nous ne parlons pas avec un humain. Pourtant Internet n'a jamais été aussi social, c'est le fameux web 2.0. On intervient et on crée du contenu à chaque instant. Internet nous permet de communiquer avec d'autres professionnels ou des amis qui pourtant vivent à l'autre bout du monde.
  • l'absence de culture
On reproche beaucoup à Internet d'être la justification à ne pas apprendre. Pourtant, combien de fois avez-vous ouvert Internet pour vérifier une information ? Personnellement, je le fais plusieurs fois par jour. Est-ce que reconnaître ses doutes et méconnaissances est réellement une absence de culture ? Ou plus simplement n'est-ce pas au contraire plutôt sain dans un contexte professionnel concurrentiel où les erreurs peuvent avoir de graves conséquences ?
  • la destruction des relations sociales
C'est, je pense, la principale critique, celle qui revient le plus souvent. Souvenez-vous des années 90 avant qu'Internet, les ordinateurs ou les téléphones portables deviennent courant. Connaissiez-vous bien tous vos voisins ? Depuis, cessez-vous de parler à votre boulanger ou à votre boucher ?


Je ne crois pas que la Digital Detox soit un besoin. On peut souhaiter l'expérimenter pour soi-même, mais je crois surtout que l'être humain réagit face à ces nouveaux outils comme il l'a fait par le passé.
  • Le walkman allait générer une génération de mal-entendants.
  • La télévision devait abêtir la civilisation entière.
  • La radio et ses ondes allaient nous brouiller le cerveau.
  • Le train, comme la voiture, devait rendre malade, voire tuer à cause de la vitesse de déplacement.
  • La presse risquait de pervertir, vu qu'elles diffuseraient des idées non-censurées et non-expliquées au plus grand nombre.
  • L'imprimerie a été taxée d'abêtissement de la population, car nous n'aurions plus besoin d'apprendre par coeur les choses, vu qu'elles seraient écrites et accessibles au plus grand nombre.
Au final, peut-être avons-nous juste peur des technologies que nous n'avons pas toujours connues. Et en réalité, ce n'est pas tant ces supports -qui ne sont que des outils- qui posent question, mais plus leurs utilisations et l'image que nous en retirons.

Car honnêtement, passer son week-end à lire l'intégralité des oeuvres de Victor Hugo via des livres papiers ou des ebooks est le même acte. Pourtant, nous jugeons le premier comme preuve de culture et le second comme une activité qui n'est pas saine.
La seule véritable différence entre ces deux actions reste le support, le regard que nous avons ainsi que le jugement nous portons sur des technologies avec lesquelles nous n'avons pas toujours été en contact.



Alors, avant de préparer votre prochaine digital detox, demandez-vous ce que vous reprochez à ces outils et s'ils en sont réellement responsables. Car aucun ordinateur, téléphone portable ou Internet ne vous attachera à lui pour vous empêcher d'aller frapper chez votre voisine, saluer votre boulangère ou demander des nouvelles de son dernier à votre coiffeur.

mardi 11 septembre 2012

Documentaliste : mon métier n'est pas bête et méchant !

Quand vous interrogez une personne au hasard, sur les mots qu'il lui vienne face au métier de documentaliste, vous avez bien souvent une réponse vous décrivant la vieille fille documentaliste revêche que vous ennuyiez au lycée, lors que vous veniez dans son C.D.I.

Aurélie B a aussi une bonne idée de ce qu'il pourrait en être...


Visiblement, pour faire mon métier, il faut être une vieille fille, ne pas être aimable ou même avoir le moindre sens du service et avoir une possessivité inimaginable avec votre lieu de travail. J'adresse donc toutes mes condoléances, aux femmes mariées, à celles qui ont moins de quarante-cinq ans, aux hommes dans leur globalité, à tous ceux qui souhaitent partager et à ceux qui viennent à la rencontre de leurs usagers : vous n'êtes pas des documentalistes, selon l'imaginaire collectif. Ce que vous êtes réellement ? Ces mêmes personnes qui décrient votre métier seraient bien en peine de vous le dire. Certainement un croisement entre une secrétaire, un assistant de direction et un métier qui ne sert à rien, car c'est ainsi que j'ai entendu décrire mon métier par des D.R.H.
Pourtant, ce n'est pas mon métier. (La meilleure raison est que je ne suis pas certaine d'arriver à avoir la patience que j'ai pu voir chez d'exceptionnelles secrétaires ou assistants de direction.)

samedi 24 mars 2012

Le plagiat, le professeur et la documentaliste

Je pense que nombre d'entre vous ont entendu parler de cette histoire où un professeur de français avait piégé deux de ses classes de première, en alimentant Internet avec de fausses informations. Si ce n'est pas le cas, je vous enjoins de lire l'article qu'il a lui-même fait à ce propos.
Il explique à la fin de son article que les élèves l'ont plutôt bien vécu et qu'ils l'ont applaudi lorsqu'il leur a dévoilé la supercherie. Il n'est pas possible de réagir sur son blog et je ne souhaitais pas le faire. Néanmoins, il se trouve que par d'autres biais professionnels, j'ai reçu une alerte vers le blog d'un autre professionnel qui critiquait sa démarche. A cette occasion, j'ai signalé que j'avais rencontré des élèves au printemps 2011 ayant fait parti de ceux qui avaient été piégés, et qu'ils n'avaient pas eu la réaction que l'enseignant décrivait. En effet, ceux qui j'avais rencontré étaient plutôt en colère et se sentaient humiliés.
J'ai aussi donné ma position sur cet incident. Je vous laisse la lire dans le détail, le professionnel auprès de qui j'avais réagi l'ayant publié.

Je vous résume ici malgré tout ma position :
  • J'estime que la création d'une séquence pédagogique sur la recherche et la fiabilité des sources (avec le documentaliste, par exemple) aurait été plus pertinente et plus pédagogique pour ces élèves.
  • Je me questionne sur ce qui restera de l'expérience pour ces élèves dont plutôt qu'améliorer, on a nié les aptitudes sur Internet. (Oui, ils sont de cette fameuse Génération Z, qui attise tous les fantasmes).
  • Enfin, je me demandais si cet enseignant aurait agi de la même manière avec un auditoire adulte.

J'ai découvert ainsi plusieurs choses :
D'une part, il n'a été caché à aucun moment que j'étais documentaliste et que j'avais rencontré ces élèves. Cela a fait qu'un certain nombre de personne en ont déduit -faussement- que je devais être la professeur-documentaliste du lycée dont il est question. Cette déduction a même été faite par l'auteur du blog, qui vient à attaquer, ce que je suppose être pour lui, la fiabilité de mon témoignage, arguant même que la période que j'indique est fausse et que cela a été fait à la rentrée 2011. Néanmoins, il n'a pas évoqué ce qui finalement est l'important, à savoir le fond de ma réaction, les trois points que je vous ais indiqué au-dessus. Visiblement, l'intérêt de ma réaction n'était que dans la date et la rencontre de ces étudiants pour lui et non, dans les points que je soulevais.
Il se trouve malencontreusement, que j'ai lu par ailleurs des liens que lui-même avait fourni, où il affirme (sous son pseudo Luigi_B) que c'est l'un de ses élèves qui s'exprime. Je pense que nous pouvons en déduire, vous et moi, qu'il accrédite donc le témoignage de ce jeune. Simplement, cet élève, lui, affirme que cela s'est passé, il y a deux ans. Je me suis permise de lui en faire la remarque.
D'autre part, je me suis rendue compte que l'on me reprochait suite à ce message de ne pas avoir répondu aux arguments de fond et de n'avoir parlé que de détails. Certes, problématiques, mais toujours des détails. Pourtant, l'auteur du message n'avait pas rebondi sur le fond. Il n'avait évoqué que la forme et -à moins de me lancer dans une divination des plus douteuses ou une attaque en règle, deux choses que je ne désirais pas- je ne pouvais donc pas rebondir là-dessus.

Pourquoi est-ce que je vous parle de tout cela ?
La raison est assez simple. Internet n'est pas un espace de non-droit comme beaucoup le pense. C'est un endroit merveilleux... mais qui a des zones d'ombre. Il y a cinquante ans, nous ne pouvions pas consulter des bases de données à l'étranger de chez nous, mais il était aussi impossible de faire une vendetta contre un élève à l'échelle nationale. C'est un espace qui reste nouveau, qui nécessite des règles, mais aussi une éducation à ces libertés.
Les enfants d'aujourd'hui sont aussi les adultes de demain et je crois que nous avons trop tendance à l'oublier. L'Etat Français a mis en place un brevet, nommé le B21 (Brevet Informatique et Internet) qui est théoriquement obligatoire, avec plusieurs niveaux qui doivent s'obtenir au cours de l'enseignement primaire et secondaire. Celui-ci peut être poursuivi lors des études universitaires par le C2I (Certificat Informatique et Internet), dont le second niveau est spécialisé par profession. Il est en existe un pour les métiers de l'enseignement. Lors de ces enseignements, il y a un travail sur le droit d'auteur, les problèmes liés au plagiat, ainsi que la question de la fiabilité des sources. Ce sont les trois axes sur lesquels visiblement l'enseignant voulait travailler avec cette action.
La manière de réagir des élèves face à leur devoir, mais aussi le fait que cet enseignant ait agi "en solo" hors du cadre du B2I, tendraient à laisser penser que ces enseignements n'ont pas été acquis par les élèves, mais aussi que l'enseignant lui-même ne semblait pas connaître/reconnaître/voir l'intérêt/... du B2I. Cela pose question quant à l'intégration du B2I (et donc de sa suite, le C2I) dans l'enseignement, ainsi que ce que l'ont nomme (en fonction du contexte) soit les NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication), soit les TICEs (Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement). A cela s'ajoute aussi la question de la place des connaissances non-scolaires des élèves. En effet, la génération Z dont je parlais plus haut est aussi une génération qui a toujours connu les outils informatiques et Internet. Ils ont donc acquis des compétences par eux-mêmes. Il faut bien évidemment les structurer, les canaliser, mais elles existent et elles méritent que nous les reconnaissions comme telle, que ce soit nous "sphère des adultes" ou nous "sphère des professionnels".

A l'origine, mon article devait se finir là-dessus. Néanmoins, alors que je le rédigeais, l'auteur de l'article d'origine est intervenu à nouveau sur le blog dont je vous parlais plus haut. Je lui ai laissé un long commentaire à ce propos.
Ce professionnel de l'enseignement qui doit être compétent dans son domaine (et j'insiste sur ce point, l'Education Nationale n'aime pas les idiots et le Capes qu'il a passé et réussi est sélectif. En 2008, le Capes de lettres classiques -qu'il a passé comme il est aussi enseignant de latin et grec- n'a reçu que 150 personnes sur 508 inscrits. A cela, il fallait ajouter à l'époque la réussite d'une licence -traditionnellement de lettres classiques-, voire d'un master, qui ne sont pas choses aisées.). Nous avons donc un enseignant, ayant de réellement connaissances qui plutôt qu'attaquer sur le fond, sur mes opinions et questions sous-jacentes, ne se cantonne qu'à la forme, malgré une demande clairement exprimée de ma part d'en venir au fond, dans le cadre d'un échange sur des avis divergents.
Pire que cela, il agit en remettant en cause mon professionnalisme et ma crédibilité, sous un style relativement allègre, que nous pourrions qualifier d'attaques. Cela peut nous proposer deux hypothèses et je vous avouerais qu'aucune ne me satisfait réellement.
  • Cet enseignant pourrait ne pas savoir quoi répondre à mes remarques. Néanmoins, cela ne correspond pas au fait que je suis convaincue qu'il est compétent.
  • Cet enseignant pourrait avoir eu des problèmes suite à cette expérience, soit avec les parents d'élèves, soit avec sa direction d'établissement, soit avec son académie. Il chercherait ainsi à défendre le bien fondé de son action pour justement contre-balancer cela. Néanmoins, cela expliquerait mal pourquoi il n'en parle qu'aussi longtemps après les faits.
Il en existe certainement d'autres et je vous encourage à me les proposer (tout en restant bien évidemment dans le respect de tous et le professionnalisme).
Néanmoins, j'ai peur que l'hypothèse la plus probable soit un manque (ou une absence de volonté) de remise en question. Il est impossible de satisfaire tout le monde. Même si tous les pays décidaient d'arrêter de se faire la guerre, que les criminels redevenaient tous d'honnêtes citoyens, il existerait des personnes qui ne seraient pas satisfaites de cela (les marchants d'armes ou les milices privées, par exemple). Ce n'est pas pour autant parce que nous pensons avoir la meilleure démarche que nous devons ignorer les remarques, suggestions qui nous sont faites. Peut-être ne nous apportent-elles rien, mais aussi peut-être vont-elles nous ouvrir sur d'autres aspects. Cela ne rendra pas le professionnel moins performant, moins compétant. Bien au contraire, plus il intégrera de nouveaux éléments et plus sa démarche sera performante et pertinente. Il se retrouve donc dans une situation gagnante.

Enfin, je me suis livrée à une petite expérience. L'enseignant avait fourni un texte d'un poète, Charles de Vion d’Alibray. Ce poème s'intitule Sonnet et date du XVIIième siècle comme l'indique l'enseignant dans son article.
Je me suis donc mise dans la peau d'un élève de première, cherchant des informations sur ce poète. En effet, lors de ma propre première, quand nous faisions des commentaires composés, nous devions fourni des informations sur la littérature de cette époque, mais aussi sur l'auteur, dans l'introduction et la conclusion. Je doute que cela ait changé depuis. Les exercices au cours de l'année étaient donc là pour nous permettre d'engranger des connaissances que nous aurions à loisir d'utiliser lors de l'épreuve terminale en Juin. De même, il me semble que cette démarche est toujours d'actualité. J'ai donc recherché des éléments me permettant de le faire.
J'ai émis deux hypothèses :

  • La première étant que les élèves n'avaient pas mes aptitudes de professionnel de l'information pour recherche une information pertinente
  • La seconde étant qu'ils n'avaient pas accès aux bases de données spécialisées et payantes.
A cela, s'ajoute le fait qu'ils aient à disposition un CDI, où j'ai jugé qu'il était possible de trouver des ouvrages sur la poésie (et donc peut-être l'auteur) ainsi que l'accès à des encyclopédies et des dictionnaires. J'ai simulé cela par la recherche d'ouvrages existant sur l'auteur et la recherche dans des encyclopédies et dictionnaires en ligne (Robert, Universalis, ...)

Enfin, j'ai estimé que les étudiants, s'ils recherchaient sur Internet, utiliseraient soit Google, soit Yahoo, soit Bing, comme outils.
Après ma recherche dans Google (et où je suis allée au bout des treize pages proposées), je suis bien incapable de fournir une information vérifiée sur ce poète, ne venant pas d'un site d'aide aux devoirs (où l'auteur de l'article a posté selon ses dires). Tout au mieux, j'ai retrouvé plusieurs fois la même information, mais a-t-elle la moindre valeur ? Est-ce des informations que les différents auteurs de ces articles n'ont pas repris du même endroit ? Il aurait visiblement traduit un document en 1661, a visiblement connu Corneille et Pascal à qui il a dédiés des poèmes, écrit un poème plus sombre que je trouve très joli (ainsi qu'ici) (mais cela ne nous est d'aucune utilité) ainsi que d'autres, aurait été militaire et très présent dans les tavernes. Pour autant, aucune information utile et/ou vérifiable.
Yahoo ne m'est pas d'une plus grande aide avec ses cinq pages. Je retombe sur les mêmes pages ou d'autres qui ne m'apprennent rien de vérifié, voire même qui sont en russe, langue que je ne parle pas.
Bing et ses cinquante résultats ne m'aident pas plus. J'ai encore des pages déjà trouvées comme celui-ci.
A l'issue de cette première recherche sur Internet, je n'ai pu obtenir aucune information fiable et vérifiée.

Passons aux dictionnaires et encyclopédies pouvant être présent dans le CDI de ce lycée. Malheureusement, ils ne donnent pas plus de bonnes réponses. Le Trésor de la Langue Française Informatisé ne porte pas sur les noms propres au même titre que le Petit Robert, Universalis ne le connait pas. Je vous avoue qu'à ce stade, je suis tout de même un peu piqué au vif et je décide d'aller voir quelques bases de données qui sont majoritairement présentées qu'aux étudiants universitaires, car j'avais l'espoir d'un entrefilet sur Universalis. Je vais donc voir sur le site du CAIRN, dans la base de données Francis, ainsi que sur Persée. Je trouve, enfin, deux références sur ce dernier, mais mes espoirs vont vite être réduits à néant. Les ouvrages ne le citent que sur une à deux lignes et ne parlent que très vaguement de son travail de traducteur et de sa reprise "du drame de Mustafa" en 1635 et 1637. Le contexte ? Je n'en sais rien.

De guerre lasse, je passe donc aux ouvrages que je pourrais trouver dans le CDI. Pour cela, je sélectionne trois structures vendant des livres et dont je sais que la fonction publique se sert : Amazon, la Fnac et Decitre. Chez le premier, je me rend compte que mon auteur est mal orthographié. Néanmoins, petit miracle, j'ai dans l'un d'eux, une longue introduction d'un Ad. Van Bever qui l'a écrit à Châlet des Clayes à la date du 28 Janvier... 1906. Je retrouve exactement la même dans un autre ouvrage.
Sur la Fnac, je découvre un ouvrage en vente par un tiers étant visiblement une étude sur celui-ci et d'autres poètes, mais je n'en sais pas plus sur la date, les auteurs, ... Enfin, Decitre ne donne aucune réponse.

Après cette longue démarche, je découvre donc qu'il n'y avait à la disposition de ces élèves que deux ouvrages -ayant le même texte- parlant de l'auteur du poème qu'ils devaient analyser. Encore faudrait-il que ces ouvrages aient été en possession de leur CDI.
Je vous invite à tirer les conclusions que vous estimez légitimes, à la lueur de tout cela. De même si vous avez des sources à me proposer que vous estimez que des élèves de première aurait du connaître et parlant de Charles de Vion d’Alibray, je suis prête à les rajouter à cet article.

Néanmoins, j'ai la sensation de dés pipés dès le début aux dépens de ses élèves et je me pose des questions quant à l'éthique de ce professeur, alors même que plutôt que répondre à mes questionnements sur le blog où ma première réaction a été postée, il remet en cause mon professionnalisme et ma crédibilité.
Etions-nous dans l'enseignement et la pédagogie ou dans la sanction suite à une tâche impossible à accomplir correctement ?



Merci d'avoir lu ce très long article. N'hésitez pas à commenter, mais n'oubliez pas de le faire dans le respect de tous, que ce soit le mien, celui des élèves dont nous parlons, celui de l'enseignant, mais aussi de toutes les personnes qui ont ou qui seront citées.

vendredi 6 janvier 2012

Comment FreeMobile a déjà gagné son pari

Actuellement, si vous suivez un peu la twittosphère ou même simplement les discussions numériques, vous savez que le principal sujet de discussion est Free Mobile et ses véritables prix.

Pour vous remettre un peu dans le contexte, même si cela m'étonnerait qu'il soit possible que quelqu'un ait manqué cela en raison du bruit généré par cette nouvelle, Free a annoncé qu'il serait deux fois moins cher que tous ses concurrents. Nous savons que l'annonce de l'ouverture officielle devra se faire avant le 12 Janvier minuit, mais nous n'en savons pas plus. Ce qui laisse libre court aux supputations en tous genres et la blogosphère s'en donne à coeur joie.

Cela donne lieu a des propositions plus ou moins sérieuses.

jeudi 5 janvier 2012

Que peut nous dire un jeune diplômé ?

Que peut dire aujourd'hui un documentaliste nouvellement diplômé sur la documentation, de nos jours ? Pas grand chose et en même temps beaucoup.

Je m'explique. La majorité des documentalistes sorte d'un cursus universitaire, aujourd'hui. De ce fait, ils se retrouvent face à des lectures imposées de professionnels ou de chercheurs experts dans le domaine. Ils apprennent donc avec ces lectures sur des réalités professionnelles : la difficulté de l'accueil, les nouvelles techniques qui ont découlé de l'OCR-isation, ... Un jeune diplômé est parfaitement apte à vous parler de ces réalités, car ce sont des sujets qui a eu à étudier et qu'il a appris "auprès" des personnes les plus reconnues par le biais de leurs publications. Après tout, il n'a certes pas toujours expérimenté par lui-même ces problèmes, mais il connait déjà les problématiques existantes, les solutions possibles et surtout les conséquences de tout cela, car d'autres collègues ont expérimenté tout ceci et l'ont rapporté pour les autres. L'université a cette valeur d'ouvrir et de commencer à fournir un bagage solide à ses étudiants, des connaissances sur la documentation.

Il est bien évident que certains sont encore capable de réussir sans cela, mais ils sont moins nombreux, car les entreprises souhaitent -et on peut les comprendre- que les employés qu'ils embauchent aient des compétences qui aient été testées et validées. Néanmoins, c'est là où le serpent commence à se mordre la queue, car le diplôme universitaire, ainsi que les stages qui découlent d'un grand nombre d'entre eux, ne semblent plus apparaître comme la vérification et la validation des compétences.

Ce qu'il faudrait pour convaincre les potentiels employeurs, ce serait des postes. Et c'est là où j'en reviens à ma question du début. Un jeune diplômé a en même temps peu de choses à dire sur la documentation car il n'a pas l'expérience nécessaire en poste pour être embaucher. Sauf que, et il faut reconnaître cela, nous sommes tous un jour un jeune diplômé. Cela remonte à quelques années pour certains et pour d'autres cela n'est pas encore arrivé, mais nous commençons tous un jour dans notre métier.

Pour autant est-il possible de dire que le jeune diplômé n'a pas d'expérience ? Je ne crois pas.
Nous avons tous expérimenté cela un jour. Cela fait tant d'années que nous utilisons un outil, que nous l'avons apprivoisé et voilà que votre petit frère, la jeune voisine ou que votre fils s'en sert avec quelques minutes et réussit à faire aussi bien que vous. Frustrant et agaçant pour nous, mais une malheureuse évidence pour elle ou lui. L'informatique -car il est bien souvent cet outil dont je parle- n'est pas toujours né avec nous.
C'est cette fameuse génération Z, qui met en émois les publicistes et les sociologues, qui connait les ordinateurs depuis toujours. La génération Y, dont je fais parti, les a largement domestiqué sans pour autant toujours en deviner tous les secrets. Quant à la génération X, bien souvent, elle n'a pas été formée à l'informatique et se retrouve à devoir le faire seule. Aucune de ces générations n'est gage d'une absolue maîtrise ou d'un rejet complet, cela dépend de chacun. Pour autant, il faut reconnaître que le taux de pénétration dans la population de l'informatique et d'Internet vont croissant au fil des générations.

Alors que dire de ces nouveaux diplômés qui ont une expérience, qui n'en est pas forcément une ?
Je crois d'abord qu'il faut dire que leur expérience n'est pas que professionnelle. Ils sont nombreux à avoir une autre passion dans leur vie que la documentation, mais qu'ils la conjuguent parfaitement avec elle. En effet, ils utilisent les outils, les compétences apprises pour leur propre passion. C'est cet jeune diplômé qui pour vérifier son e-reputation a utilisé ses compétences en veille pour l'automatiser. C'est aussi cette jeune diplômée qui indexe son site et a créé un produit pour les usagers de son site, comme elle l'aurait fait pour un produit documentaire. C'est ce jeune diplômé qui se lance dans une profession qui n'a rien à voir avec la documentation et qui utilise les connaissances de l'accueil du public et la médiation avec celui-ci pour lancer son affaire.


Au final, il est certain qu'un documentaliste avec trente ans d'expérience aura toujours des choses à nous apprendre sur le métier, sur sa vision du métier. Pour autant, même sans un emploi pour exercer leurs métiers, il se pourrait bien que les jeunes diplômés utilisent leurs compétences dans leurs loisirs et que cela leur offre aussi une expérience non-négligeable, qui viendra alimenter leurs opinions et leurs pratiques professionnelles, une fois employés.

mardi 26 octobre 2010

Internet : mon amour, numéro 59 (thématique)

Aujourd'hui, au programme : les violences faites aux femmes

- Liste non-exhaustive d'une association canadienne des différentes violences faites aux femmes.
- Le point de l'OMS sur la question des violences faites aux femmes.
- Les chiffres de la violence conjugale en France (plus d'une femme morte par jour sous les coups) et le reste du dossier.- Les campagnes d'Amnesty International contre les violences faites aux femmes.
- Les chiffres de l'INSEE sur les violences faites aux femmes.

S'il n'y avait qu'un lien à retenir :

- Le site gouvernemental français sur la Grande Cause Nationale de 2010 : la lutte contre les violences faites aux femmes.


Les violences sont inacceptables quelles que soient les motifs ou les manières de les présenter. Nous avons le devoir de ne jamais les tolérer.

vendredi 22 octobre 2010

Internet : mon amour, numéro spécial

Peut-être le savez-vous (ou pas) mais c'est "un peu" la fin du monde à Lyon, à cause de manifestations non-déclarées et non-encadrées à Lyon. Cela fait que pour 1.300 personnes posant problème, nous avons presque 8.000 policiers/CRS/... spécialement affectés à la question sur l'agglomération (chiffres officiels). Ces problèmes font que le préfet de Lyon coupe régulièrement l'accès à la Presqu'île (l'un des deux centres de Lyon) aux transports en commun.

Je viens de découvrir une petite bande son de six minutes et quelques qui a été prise hier, lors qu'un de ces moments où l'accès à la Presqu'île était impossible en transport en commun et où les forces de l'ordre contenaient le problème. La prise son a été faite au milieu de la foule.

Pour écouter, c'est par ici.

lundi 28 juin 2010

Internet : mon amour 58

 Au programme, aujourd'hui :
- Le scandale des premiers émois d'Anne Franck
- De la bibliopornographie (pour reprendre la traduction de l'excellent Jean-Luc Boisseau)
- Les différences entre Harry Potter et Twilight
- Les filles sont nulles aux jeux vidéos (VIDEO)
- Les contes de Perrault en intégral.
- Donner une seconde vie aux livres : devenez des sacs à main !
- Un tampon "home made" pour vos cookies.
- Un baiser homosexuel à la fin d'un jeu Wii ne surprend pas les joueurs.

dimanche 27 juin 2010

Internet : mon amour 57

Au programme, aujourd'hui :
- De Fra Angelico à Leonard : une exposition d'histoire de l'art anglaise.
- Où l'on découvre qu'il vaut mieux aimer quelqu'un du même sexe que nous qu'être homosexuel...
- «Faut-il oublier le passé pour se donner un avenir ?» selon le philosophe Marc Crépon (Sujet du bac de philo 2010)
- Le saturnisme aurait pu tuer Le Caravage.
- Concerto pour poissons rouges
- Qu'il a-t-il réellement dans la Sauce Worcestershire ?
- Après la Star'Ac musicale, les Inrocks vous parlent de la Star'Ac littéraire.
- Comment suivre par Twitter vos envois postaux...
- Que savons-nous réellement de la crucifixion de Jésus ? (Thèse récemment soutenue)
- Un sondage IFOP commandé par Netechangisme sur les français et l'échangisme.
- L'asexualité par Peggy Sastre (VIDEO)

S'il ne devait y avoir qu'un seul lien :
- Le calendrier des pin-up au rayon X

vendredi 18 juin 2010

Internet : mon amour 56

Aujourd'hui, au programme :
- Le studio Harcourt publie de ses photo sous licence libre sur Wikipedia.
-  Le TOP 10 des pères et le TOP 10 des mères dans la science fiction et la fiction.
- Un générateur de nuage de tags permet de faire des dessins en lien avec ceux-ci...
- Quel est le point commun entre Mona Lisa et Star Trek ?
- Jana, kidnappée en Europe pour esclavage sexuel, témoigne.
- Les lieux les plus touristiques sur des cartes.
- Comment hacker un ordinateur selon les films d'action ?
- Google a un petit cadeau pour tous les fans de foot en bas de leurs pages de recherche sur le sujet...
- Un petit cours sur les laptogrammes et leurs possibilités ludiques.

dimanche 13 juin 2010

Internet : mon amour 55

Au programme, aujourd'hui :
- Quelques informations sur l'orgasme en dessin.
- Un livre sur la peine de mort vu depuis l'avocat de l'accusé. (Version originale du livre ici)
- Le petit guide du "Bibliothécais sans peine" pour pouvoir communiquer avec vos bibliothécaires !
- Le dernier Faux raccord sur Harry Potter 1&2.
- Un psychiatre vous explique pourquoi Anakin Skywalker est devenu Dark Vador.
- Comment les talibans condamne un enfant de sept ans pour espionnage.
- Les 14 questions stupides à ne pas poser à une personne transsexuelle.
- Une étude scientifique affirme que les couples lesbiens feraient de meilleurs parents.
- Une étude sur les âges des usagers présents sur différentes plateforme de réseau sociaux par Pingdom.

S'il ne devait y en rester qu'un... :
- L'excellentissime livre de Clémentine Portier-Kaltenbach "Grands Zhéros de l'histoire de France : Ils firent parler d'eux, non pour le meilleur mais pour le pire !" un concentré de nos plus nulles figures historiques écrit avec une plume à ne plus vous faire lâcher le livre avant que vous l'ayez fini.

dimanche 6 juin 2010

Internet : mon amour 54

Au programme, aujourd'hui :
- Il est possible de suivre en direct des funérailles depuis Internet, en Roumanie. (Si vous lisez le roumain, c'est par ici)
- Le générique de Dr Who avec des Bobines Tesla (VIDEO)
- Twilight aura son porno gay le 30 Juin, voici le trailer (VIDEO NSFW !)
- Grease revient en 2010 : Trailer ! (VIDEO)
- Pour ceux qui voudraient jouer aux jeux des 7 erreurs avec le nouveau trailer de Grease, les réponses sont ici.
- Pour ceux qui voudraient comprendre l'évolution du Web 2.0 au Web 3.0 : une photo explicative.
- Ce que votre adresse mail dit de vous.

S'il ne devait y avoir que deux liens :

- Les Bibliothécaires  de l'University of Washington's Information School reprennent Lady Gaga !
- Devenir un homme (Drag-king) durant quelques heures : l'expérience de Moossye.

S'il ne devait y avoir qu'un livre :
- Un ouvrage co-signé par le dernier Triangle Rose encore en vie et un farouche défenseur de la mémoire de la persécution nazie envers les homosexuels : Itinéraire d'un triangle rose.